Radiographie – douze mai (2023)

Elle lit un bouquin dont le titre est La guerre de quelque chose. Elle porte d’abord des chaussures, genre de mocassins noirs avec une boucle dorée, sans chaussettes. Le pantalon est noir, aussi, et le haut, aussi. Elle attend avec sa veste sur les genoux. Un motif léopard enroule son sac à main jaune pâle-passé en tissu. Elle est bijouée, aussi. Une montre, petite, cadran rectangulaire, bracelet en métal, au poignet gauche. Sur la main droite, une bague à l’index, grosse, translucide, comme les presse-papiers avec une photographie de petit chien à l’intérieur. Un collier, deux colliers. Un premier en métal avec un dessin religieux à l’intérieur. Un second comme un lacet de chaussures de ville. Au-dessus, sa tête, ses lunettes fantaisie et ses petits yeux bleus. Les cheveux grisonnants attachés en une queue. Elle approuve le livre, elle est d’accord, mais oui, index sur la bouche. Et puis sa copine revient de la radiographie.